Les marchés financiers

La raison d’être des marchés financiers est la confrontation de l’offre et de la demande de capitaux, au moyen d’instruments financiers, comme les actions, les obligations et les billets de trésorerie. Ils permettent aux entreprises de trouver de nouveaux moyens pour financer leur croissance, en-dehors du crédit bancaire. Les entreprises s’adressent aux investisseurs de marché de capitaux, avec l’émission de titres cotés.

Les marchés financiers sont désormais presque complètement dématérialisés et électroniques. Les palais de la Bourse ont, pour la plupart, perdu leur fonction de confrontation physique des échanges, avec des négociateurs affichant leurs ordres en criant et en gesticulant autour de la corbeille. Les marchés financiers modernes sont des réseaux informatiques traitant les transactions entre institutions financières. Mais la perte de couleur locale est compensée par le gain en efficacité. Un particulier peut acheter des titres dans le monde entier, s’informer et suivre l’évolution des cours depuis son ordinateur personnel.

Marchés au comptant et marchés dérivés
Sur les marchés au comptant, l’achat ou la vente de titres est réglée immédiatement. En revanche, sur les marchés dérivés s’échangent des instruments financiers comme les options et les contrats à terme, dont le règlement s’effectue à une date future. On les appelle instruments dérivés. Chaque instrument dérivé est lié à un autre actif comme une action, un indice boursier, une matière première dont il est inséparable : sa valeur dérive de cet actif sous-jacent et va suivre ses variations de cours. Un contrat à terme sur l’action ABC va évoluer en corrélation avec les variations de l’action ABC. Les instruments dérivés disposent en outre d’un effet de levier : avec une mise de départ minime, il est possible d’obtenir des gains, ou des pertes, élevés. Pour cette raison, les instruments dérivés sont des investissements à risques.

Marchés réglementés et marchés de gré à gré
Les bourses et les marchés réglementés obéissent des règles strictes, qui constituent des protections pour les investisseurs. L’admission des sociétés ou des titres à la cote n’est possible qu’en suivant des règles de marché précises, notamment pour la diffusion et la transparence des informations fournies aux actionnaires ou aux porteurs. Le fonctionnement du marché et ses intervenants sont soumis au contrôle des autorités de régulation. En outre, la bourse ou le marché à terme fournit une contrepartie centrale aux transactions entre acheteurs et vendeurs : ces derniers n’ont pas à se soucier du règlement administratif et financier de leurs transactions.

Les marchés organisés peuvent encore offrir d’autres garanties aux investisseurs. NYSE Euronext a ainsi mis en place des programmes pour accroître la liquidité sur ses marchés réglementés. Une liquidité accrue permet des transactions rapides avec des prix plus équitables pour les investisseurs.

Les marchés de gré à gré (ou hors cote), en revanche, ne sont pas soumis à ces obligations réglementaires et n’assurent pas la liquidité des transactions. Ils sont donc plus risqués pour les investisseurs, notamment pour les particuliers.